De la Ferme Corail à la naissance de Kélonia, l'histoire d'un combat associatif pour une espèce menacée d'extinction.
espèce
Chelonia Mydas
Tortue verte
protection
CITES 1981
Convention de Washington
action
Kélonia
Reconversion ferme Corail
rôle SREPEN
Lanceur d'alerter
Pression associative continue
Les tortues marines parcourent nos océans depuis plus de 100 millions d'années. La SREPEN-RNE a joué un rôle clé dans la fin de leur exploitation à La Réunion et la reconversion de la Ferme Corail en centre de conservation : Kélonia.
Qui suis-je ?
Les tortues marines sont des reptiles qui parcourent nos océans depuis plus de 100 millions d'années. La tortue Chelonia Mydas, dite tortue verte ou tortue franche, que l'on retrouve dans le Pacifique, l'Atlantique et l'Océan Indien, fait partie de cette grande famille.
Herbivore à l'âge adulte, la tortue verte se nourrit d'algues rouges qu'elle broute sur les fonds jusqu'à -30 mètres. Elle pèse de 130 à 160 kilos (maximum 250 kilos) pour une longueur de carapace pouvant atteindre les 125 cm. Elle se distingue par ses formes arrondies et sa couleur brun rouge (juvéniles) ou brun vert (adultes).

La tortue verte (Chelonia mydas) c'est :
- 100M années d'existence depuis l'ère secondaire
- 250 kg poids maximum à l'âge adulte
- -30 m profondeur de pâturage
- 125 cm longueur de carapace, spécimen adulte
Son exploitation
Malheureusement, appréciée pour sa viande, ses écailles, sa carapace, son cartilage, sa peau et sa graisse, la tortue verte se retrouve rapidement menacée par l'Homme.
À La Réunion, en 1978, se crée un établissement, la « Ferme Corail », spécialisé dans l'engraissement et la commercialisation des tortues vertes. Pour ce faire, près de 100 000 tortues nouveau-nées ont été prélevées sur les plages des Îles Éparses — Tromelin et Europa principalement — qui constituent l'un des derniers sites majeurs pour la reproduction de la tortue verte.
La Convention de Washington
C'est en 1981 que la tortue verte se voit reconnaître le statut d'espèce menacée d'extinction par la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages — dite CITES — qui fixe le principe d'interdiction de leur importation et de leur exportation.
Dix ans plus tard, l'État français prenait enfin en compte cette convention et interdisait le prélèvement des spécimens de Chelonia Mydas sur les Îles Éparses. Cela n'empêchera pourtant pas la Ferme Corail de prélever 4 032 bébés tortues à Tromelin en 1992.
- Le travail des associations de protection de l'environnement, dont la SREPEN Réunion Nature Environnement fait partie, a été essentiel pour qu'enfin cesse cette activité commerciale destructrice de l'environnement.
FICHE PROJET
EspèceChelonia mydas
Statut UICN
En danger
Ferme Corail 1978–années 90
CITES 1981
Reconversion Kélonia
Rôle SREPEN Lanceur d'alerte
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La création de Kélonia
Sous la pression conjointe des associations, de la réglementation internationale et de l'évolution des consciences, la Ferme Corail s'est vue contrainte de se reconvertir. Elle devient ainsi Kélonia, l'observatoire des tortues marines de La Réunion — désormais dédié à la conservation, aux soins et à la sensibilisation, et non plus au commerce.
Aujourd'hui, Kélonia accueille des tortues blessées, les soigne et les relâche en mer. Le site est aussi un centre pédagogique majeur de l'Océan Indien sur les tortues marines, leur biologie et leur écosystème.
01
Soins & Conservation
Accueil, soin et réhabilitation des tortues marines blessées avant relâcher en milieu naturel.
02
Recherche scientifique
Étude des populations, suivi des nidifications et compréhension des migrations dans l'Océan Indien.
03
Pédagogie
Sensibilisation des publics, des scolaires et des visiteurs à la fragilité des tortues marines.
04
Coopération régionale
Travail conjoint avec les acteurs de la conservation dans l'Océan Indien (Madagascar, Mayotte, Seychelles).
Près de 100 000 bébés tortues ont été prélevés sur les Îles Éparses entre 1978 et le début des années 90 — avant que la pression associative ne contraigne la Ferme Corail à se reconvertir.
Préserver une espèce qui nous précède
La tortue verte traverse les océans depuis 100 millions d'années. En quelques décennies, l'Homme a su menacer cette résilience millénaire. À La Réunion, le combat de la SREPEN et de ses partenaires associatifs montre qu'une mobilisation citoyenne peut renverser le cours d'une exploitation que l'on croyait inévitable.
Aujourd'hui encore, les tortues marines restent menacées par la pollution plastique, les captures accidentelles, la dégradation des plages de ponte et le braconnage. Notre vigilance doit rester entière.
La tortue verte (Chelonia mydas) c'est :
- 100M années d'existence depuis l'ère secondaire
- 250 kg poids maximum à l'âge adulte
- -30 m profondeur de pâturage
- 125 cm longueur de carapace, spécimen adulte
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Une espèce de 100 millions d'années à protéger
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