Parc National de la Réunion 

 

la srepen-rne partenaire du parc national de la reunion.

La réserve naturelle de la Roche Ecrite

C’est grâce à un article publié par la SREPEN en 1987 concernant Coracina Newtoni (Tuit-Tuit) et les menaces pesant sur cet oiseau rare et endémique qu’a été soulevé pour la première fois la nécessité de créer une Réserve Naturelle correspondant à l’habitat du Tuit-Tuit (Massif de la Roche Écrite). Ainsi, en Décembre 1993, le projet de Réserve Naturelle de la Roche Écrite préparé par des scientifiques du Museum d’Histoire Naturelle de Saint-Denis et de la SREPEN est présenté au Comité permanent du Conseil National de Protection et de la Nature (CNPN) et le Ministre de l’environnement de l’époque y donnera un avis favorable et autorisera l’engagement de la procédure d’instruction.

Mais, plus que le Tuit-Tuit, la Réserve Naturelle de la Roche Écrite a permis la protection d’une avifaune particulièrement riche parmi laquelle se trouvent Pétrel de Barau (Pterodroma baraui), Merle de la Réunion (Hypsipetes borbonicus), Tec-Tec (Saxicola tectes), Z’oiseau vert (Zosterops Olivaceus), entre autres. De même, des zones de végétation comme les Bois de Couleurs des Hauts, la forêt de Tamarins des Hauts, ainsi que des espèces botaniques rares ont pu être sauvegardées.

Outre le fait d’avoir été à l’origine de la création de la Réserve Naturelle de la Roche Ecrite, la SREPEN-Réunion Nature Environnement a également été co-gestionnaire de cet espace protégé entre 2003 et 2008. En effet, à partir de 2008, le Parc National a pris le relai.

 

Le Parc National

Créé par décret au Journal Officiel du 5 mars 2007, le Parc national de La Réunion est le 9ème Parc national français et fait partie des parcs dits de nouvelle génération.

En effet, au sein de son Conseil d’administration siègent les représentants de l’Etat, de la Région, du Département, la totalité des communes et la société civile.

 « Le Parc national sera ce que nous en ferons », c’est en ces termes que le Préfet Pierre-Henry Maccioni saluait la création du Parc national en 2007.

Le périmètre du Parc national comprend 2 espaces distincts :

Le cœur d’une superficie de 105 447 ha

Une aire d’adhésion à laquelle est libre de souscrire ou pas chaque commune correspondant au périmètre administratif des Hauts étendu aux principales ravines.

 

La Réunion un patrimoine mondial

En 2010, l’inscription des « Pitons, cirques et remparts » de La Réunion au Patrimoine mondial de l’UNESCO vient apporter une reconnaissance internationale à ce Bien naturel qui coïncide avec le cœur du Parc national.

S’y ajoutent quatre autres sites :

  • la Grande Chaloupe
  • le Piton d’Anchain
  • le Pain de Sucre et la Chapelle dans le cirque de Cilaos
  • la forêt de Mare-Longue.

La décision de l’UNESCO a été prise sur la base de deux critères : les paysages et la biodiversité.

Le cœur naturel du Parc englobe les réserves naturelles préexistantes : Roche-Ecrite, Mare-Longue et les zones de protection du pétrel de Barau. La quasi-totalité de sa surface est classée en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et est aussi constitué d’habitats primaires.

L’originalité du cœur est la grande variété des paysages sur un espace insulaire restreint, où gorges profondes alternent avec larges planèzes et cirques impressionnants. Ils offrent la mesure de l’intensité des phénomènes géologiques, climatiques et volcaniques.

La flore y est d’une grande richesse en espèces indigènes : environ 1600 recensées sur toute l’île dont 600 plantes à graines, 240 fougères et 760 bryophytes (mousses, hépatiques, lichens…).

La faune est d’une grande originalité même si elle est peu abondante pour les vertébrés (43 dont 13 endémiques – qui n’existent qu’à La Réunion) et au moins 2000 espèces d’invertébrés avec un fort taux d’endémisme (40% pour certains groupes).

 

 

 

 

Son organisation

Etablissement public, le Parc national comprend un siège et quatre secteurs géographiques : Plaine des Palmistes (secteur Est), Trois-Bassins (Secteur Ouest), Petite Ile (Secteur Sud) et Saint Denis (secteur Nord).

Le Parc national compte ainsi environ 35 agents au siège et une cinquantaine d’agents, assurant majoritairement des missions de terrain, dans les secteurs.

Le Parc national de La Réunion pilote les projets « Life + Forêt sèche » et « Life + Pétrels », qui visent essentiellement à enrayer le déclin de la forêt sèche réunionnaise et à sauver de l’extinction les deux espèces de Pétrels endémiques de l’île.

Après la mise en place de l’établissement en 2007, une Charte proposant un projet de territoire pour les 10 ans à venir a été adoptée en 2014.

18 communes sur 24 ont fait le choix d’adhérer à la Charte et cette décision leur permet de bénéficier de l’expertise du Parc en matière de patrimoine dans le cadre de leurs politiques locales d’aménagement et de développement durable. Une douzaine de bourgs ont vocation à devenir des « portes du parc national », étapes privilégiées des itinéraires vers les grands sites naturels.

 

 

La charte

Si le patrimoine naturel réunionnais se caractérise par un volcanisme encore actif, un endémisme très important et une grande palette d’habitats, de paysages minéraux ou végétaux, la problématique du Parc national s’inscrit dans la reconnaissance d’une combinaison étroite entre la nature et la culture. Parmi les enjeux majeurs de la Charte figurent donc la valorisation du patrimoine culturel des Hauts et leur développement économique. En effet, la valorisation des sites et la déclinaison de produits pédagogiques et touristiques devrait se traduire par la création d’emplois diversifiés (reporters-photographes spécialisés, guides naturalistes, etc.).

La Maison du parc national

La Maison du Parc national abrite une exposition permanente « La Réunion, île de nature, coeur des hommes », accolée à des jardins d’espèces indigènes et endémiques, offrant ainsi au visiteur un véritable voyage sensoriel. Cet équipement est accessible aussi aux publics porteurs de handicap ou encore aux groupes scolaires, n’hésitez pas à vous renseigner à pedagogie@reunion-parcnational.fr

Véritable centre de ressources, la Maison du Parc national a été pensée comme un espace de débat et de partage pour les acteurs de la préservation de l’environnement et du développement durable des Hauts de l’île.

C’est là que se déroulent les séances du Conseil d’Administration du Parc national, dans lequel est représentée notre association. Notre Présidente, Bernadette ARDON, siège ainsi au Bureau avec une voix délibérative au titre de l’environnement.

Le Parc national de La Réunion appuie ses décisions sur les avis de deux instances : le Conseil scientifique (CS) et le Conseil économique, social et culturel (CESC), dans lequel siège aussi la SREPEN avec deux représentants qui participent à l’animation de la vie locale, à l’éducation à l’environnement, à la réglementation et encadrement des activités, à la valorisation des patrimoines, etc.

 

Préservons notre patrimoine

A l’heure où des menaces pèsent sur l’inscription des sites réunionnais au Patrimoine mondial de l’Unesco (les espèces exotiques envahissantes étant reconnues comme la plus importante d’entre elles), en prenant une part active dans les instances décisionnelles du Parc national de La Réunion, la SREPEN-RNE marque son attachement à cet outil garant des équilibres naturels du territoire.

 

Les effets du changement climatique nous interpellent tous et nous incitent à agir en urgence. Notre association veut ainsi s’assurer que les Réunionnais puissent essayer de vivre en harmonie avec la Nature exceptionnelle qui les entoure et y fonder les pistes de leur développement.

 

En savoir plus sur le Parc National de la Réunion 

http://www.reunion-parcnational.fr